Amérique Latine : Chronologie de 1914 à 1962

 

Argentine

 

Année

Evénement

Informations complémentaires

1891

L’Union civique radicale (UCR) est crée.

Premier parti politique de l’Argentine moderne

1912

Loi Sáenz Peña établit le suffrage masculin, secret et obligatoire.

On assiste à un élargissement de la couche électorale en Argentine contraire à la tendance latino-américaine, mais cet élargissement excluait les femmes et la moitié de la population masculine, car elle est formée par des étrangers).

1916

Hipolito Yrigorien élu président (de 1916 à 1922 et de 1928 à 1930)

Il est le premier président élu par les citoyens et non coopté au sein de l’oligarchie. Il va récupérer à son profit  le clientélisme traditionnel et fait de l’UCR la force électorale dominante. Il étend le droit du travail avec le concours des syndicats modérés, soutien les fermiers contre les grandes propriétaires et modernise le système universitaire.

1918-19

Vague des grèves en Argentine.

Dans le cours de l’année 1919, 367 grèves auront lieu qu’à Buenos Aires.

Grèves comme réponse à une baisse du pouvoir d’achat des travailleurs et à une inflation élevée issue de la Première Guerre Mondiale.

Formation de la Ligue Patriotique Argentine, un mouvement paramilitaire d’ultra droite qui exploite la peur que les classes moyennes et riches ont des changements sociaux.

01/1919

La ‘semaine tragique’ 

La confrontation entre la ligue patriotique argentine et des ouvriers en grève fait 200 morts parmi les ouvriers.

1922

Marcelo de Alvear élu président.

Les radicaux utilisent la machine étatique pour garder leur suprématie électorale.

1928

Hipolito Yrigorien est très largement  réélu.

Les Radicaux dominent aussi le Parlement. Pour l’opposition conservatrice, la démocratie en Argentine n’est que limitée.

1929

La grande crise.

La crise de 1929 se fera sentir en Argentine qu’en 1931

1930 à 1943

La  décade infâme’ : restauration conservatrice s’appuyant sur l’armée.

La  décade infâme’ (1930 à 1943) est ainsi appelée pour des raisons autant politiques qu’économiques : le poids de la crise des années 30 sur les couches populaires (limitation de la production agricole, exode rural et chômage), manipulation des élections, interdiction de l’UCR et violente répression au mouvement ouvrier.

06/09/1930

Coup d’Etat mené par une coalition entre militaires et l’aristocratie civile.

Parmi les militaires opposition entre :

Général José Uriburu (pour un Etat corporatiste  semi-fasciste) et Augustin Justo (pour le retour de l’oligarchie qui dominait avant la loi Sáens Peña)

Le coup d’Etat des années 30 marque le nouvel état d’esprit des armées latino américaines. Leur professionnalisation récente les ont conduit à prendre conscience de leur force. Les militaires empruntent  le plus court chemin qui mène au pouvoir et ils ne l’oublieront pas.

09/1930

Général Uriburu est chef du gouvernement provisoire.

 

1932 

Général Augustin Justo, (modéré) ‘élu’ président (élections frauduleuses).

‘Concordancia’ – Période marqué par la coalition des partis pro gouvernement. Justo est en quête d’appui civil, il va donc remplacer quelques militaires pour des politiciens civils bien connus. Il cherche l’autorité nécessaire pour répondre aux effets socioéconomiques de la Grande dépression.

Echec de Justo car les élites politiques n’ont pas accepté de jouer son jeu.

1937

Roberto Ortiz, leader des radicaux est élu président.

Il va stopper les fraudes électorales, ce qui va permettre aux radicaux d’avoir le contrôle du Congrès.

1940

Pour des raisons de santé, Ortiz quitte le gouvernement. Ramon Castillo sera son successeur.

Le gouvernement Castillo sera marqué par des fraudes. Militaires inquiets.

4/6/1943

Putsch du ‘Groupe des Officiels Unis’ renverse Castillo. Gouvernement provisoire du Général Arturo Rawson

Fin de la décennie infâme.

Le congrès sera fermé, les partis seront interdits.

11/1943

Le Colonel Juan Domingo Perón secrétaire du Travail et de la Prévision.

Perón fortifie son image par la légalisation des syndicats et par la promotion des réformes travaillistes. Il accorde l’autonomie aux universités et légalise les partis politiques.

7/06/1944

Perón est le Vice-président.

À la faveur d’une lutte intestine à l’armée : Gén. Farrell succède au Gén. Ramirez

27/03/1945

Déclaration de guerre à l’Axe

L’argentine a gardé sa neutralité jusqu’au dernier moment. Ceci est dû

 à la tendance fasciste du gouvernement  dès 1943, mais aussi au ressentiment argentin à l’égard de la domination économique des USA et de la GB en AL.

9/10/1945

Perón est écarté du pouvoir par la Marine.

 

17/10/1945

Grève générale demande le retour de Perón au pouvoir.

Evénement qui va devenir un des mythes fondateurs du péronisme

1946

Perón est élu président avec  54% des votes.

Malgré  la résistance  américaine (Perón est perçu comme pro-fasciste) et l’opposition combinée des tous les partis politiques argentins. Sa campagne politique est marquée par le nationalisme  et le populisme.

Le gouvernement de Perón sera dans le modèle corporatiste d’Uriburu, mais avec une différence : l’alliance politique entre travailleurs, le patronat et les militaires.

L’Argentine est organisée par groupes fonctionnels (industriels, travailleurs, paysans, etc.) et au sommet de cette hiérarchie est l’Etat.

·        Réglementation des syndicats ;

·        Monopole étatique dans l’exportation des produits agricoles ;

·        Plan quinquennal pour l’économie ;

1946

Mariage de Perón avec Eva Duarte

Evita, la madone des ‘sans chemises’, est-elle aussi un leader charismatique. Evita va pratiquer une politique de redistribution de la richesse grâce à la conjoncture économique mondiale favorable.

9/7/1947

L’Argentine paye toute sa dette extérieure

Déclaration d’indépendance économique

1948

Politique nationaliste

Dans le but de réduire l’influence étrangère dans l’économie argentine par des nationalisations des grandes compagnies étrangères contre indemnisation.

·        Chemins de fer britanniques ;

·        ITT américaine (téléphone) ;

 

1948

Création du parti justicialiste

Le justicialisme comme doctrine péroniste.

1949

Premier déficit dans la Balance commerciale depuis la Guerre.

Forte réduction des réserves des divises étrangères, inflation et chute des prix des produits argentins d’exportation.

Mesures d’austérité qui ne donneront des fruits qu’en 1952.

1949

La Constitution est amendée.

Droit de vote aux femmes et a possibilité de réélection du président de la République.

1951

Perón est réélu avec 64% des votes,

Création du Parti Péroniste. Utilisation de plus en plus des mesures autoritaires.

Défaite politique vis à vis des militaires : il n’a pas réussit à avoir Evita comme vice-président (veto des militaires).

07/1952

Mort de Eva Perón (cancer)

Le décès d’Evita affaiblit le lien de Perón avec les secteurs populaires et l’hostilité des conservateurs s’ajoutent à celle de l’église et des étudiants.

1952

Nouveau plan quinquennal pour l’économie.

·        Appel direct au capital étranger,

·        Salaires congelés pendant deux ans ;

·        Primes de productivité dans l’agriculture ;

·        Changements dans les politiques nationalistes et redistributives.

1954

Accords avec Standard Oil.

Contraire à sa politique de réduction de l’influence étrangère dans l’économie argentine. 

1954

Légalisation du divorce et laïcisation de l’éducation.

Perón perd l’appui de l’église. En 1955, manifestations contre l’église orchestrées par les péronistes.

09/1955

Putsch 

Perón part en exil.

1955

Général Eduardo Lonardi président.

Modération envers péronistes : approche conciliatoire.

11/1955

Les militaires hard liners vont remplacer Lonardi par le Gén. Aramburu

 

Chasse aux péronistes : répression comme forme d’éradiquer le péronisme.

07/1956

Révolte des militaires pro péroniste dans plusieurs provinces.

Forte répression : exécution de 40 leaders civils et militaires.

10/1956

Création du ‘Comité pour la défense de la Démocratie’

Contrôle des partis et mouvements non démocratiques.

1957

Violences

Recrudescence de la violence péroniste bien comme de sa répression.

02/1958

Première élection libre depuis 1951. Frondizi est élu président.

Héritage des gouvernements militaires : déficit public, réserves de monnaie étrangère baisses.

Radical qui a mené une campagne forte nationaliste et qui a fait une coalition avec les forces péronistes. Son programme politique suivit les tendances latino-américaines (Frei au Chili et Kubitschek au Brésil) : accélération de l’industrialisation (par l’entrée des capitaux étrangers) ; stimulation de l’agriculture, réduction de l’intervention de l’Etat dans l’économie ;

1958 à 1962

Politique orthodoxe de stabilisation de l’économie

La politique de traitement de choc dictée par le FMI dont les effets se feront sentir sur la classe ouvrière. Résultats positifs à partir de 1960.  Frondizi payera les coûts politiques de la stabilisation économique dans les élections de 1962.

03/1952

Elections parlementaires.

Le parti péroniste, légalisé par Frondizi reçoit 35% des votes pour le congrès et pour les gouvernements provinciaux.

29/03/1962

Les militaires renversent Frondizi laissant la place à son successeur constitutionnel, le président du sénat José Maria Guido.

Même si le président est civil, le pouvoir est exercé par les militaires. Les élections de 1962 seront annulées et des nouvelles élections auront lieu en 1963.

 


 

Brésil

 

1894 à 1930

République du ‘café au lait’

Les présidents élus faisaient parti ou des oligarchies de São Paulo (producteurs de café) ou des celles de Minas Gerais (producteurs du lait)

05/07/1922

Mouvements ‘tenentiste’ à Rio de Janeiro.

Dû à un affronte fait à l’armée par une lettre (falsifiée) attribué au président élu. 

07/1924

Mouvements ‘tenentiste’ à Sao Paulo appuyé par l’opposition pauliste.

Ce mouvement demandait l’application de la Constitution contre l’usurpation de l’exécutif.

1924 à 1927

Formation de la Colonne Prestes.

Luis Carlos Prestes, communiste, donna son appui au mouvement tenentiste de Sao Paulo qui battent en retraite pour former une colonne de 2000 hommes qui marcheront pendant 3 ans (et 20 mil Km), poursuivis par l’armée régulière)

1929

Crash boursier

Fin des subsides au café.

10/1930

Coup d’Etat qui amène Getúlio Vargas comme président provisoire.

Fin de la république du café au lait.

Gouvernement par décret.

 Centralisation du gouvernement des états par le gouvernement fédéral qui aura comme conséquence la rébellion de 32 en São Paulo.

 

1932

Rébellion en São Paulo

Le mouvement avait des traits forts séparatistes. Il sera écrasée par des troupes fédérales.

1932

Création du ‘Integralisme’ par Plinio Salgado

Mouvement pro fasciste, chrétien, nationaliste et traditionaliste. (Selon Olivier Dabène, ce mouvement était supporté par les nazis.)

1932

Nouvel code électoral

Vote secret et féminin.

1934

Troisième constitution est proclamée.

Création de la justice électorale, justice du travail et établissement de la journée de travail de 8 heures. Réduction de l’autonomie des états de la fédération.

1935

Création de l’Alliance pour la libération nationale (ANL)

Coalition des socialistes, communistes et d’autres groupes radicaux, contrôlé de fait par les communistes.

07/1935

Confrontation entre l’ANL et les ‘integralistes’.

Pour des raisons idéologiques, le gouvernement se tourne contre l’ANL.

11/1935

Révolte des communistes et officiers de l’armée dans trois capitales : échec.

Le gouvernement profite de cette situation pour déclarer l’état de siège :

 On assiste à la révocation des garanties constitutionnelles et le démantèlement de la gauche par des arrestations, jugements, torture et déportations

1937 à 1945

‘Estado Novo’

·        Coupure radicale avec le « vieux Brésil ». Représente une alliance des bureaucraties civils et militaires et la bourgeoisie industrielle.

·        A l’armée :garant de l’ordre interne ( répression de l’opposition, emprisonnement et torture) ;

·        Droit du Travail inspiré dans  l’Italie fasciste : principe de l’unité syndicale, interdiction de grève, salaire minimum, droit aux congés payés, journée de huit heures ;

·        Enseignement religieux, ouverture des universités, uniformisation de l’école secondaire et langue portugaise obligatoire (intégration des populations  immigrée) ;

·        Réforme par la professionnalisation  de la bureaucratie – c’est le mérite qui compte ;

·        Au plan international :  idéologiquement plus proches des dictatures européennes, l’Estado Novo entrera en guerre du côté américain (le réalisme de Vargas) ; en échange il obtient des USA les investissements  technologiques pour la sidérurgie nationale.

·        Intervention directe de l’Etat dans l’économie ;

·        Autoritarisme, torture, censure et propagande.

10/11/1937

Vargas créa le Nouvel Etat (‘Estado novo’).

La quatrième constitution ayant caractère clairement fasciste est proclamée.

Vargas a essayé d’inclure les ‘integralistes’ dans le gouvernement mais ceux-ci l’ont refusé tout en espérant accéder la présidence en 1938. En réponse, Vargas interdit les groupes paramilitaires au Brésil.

02/1938

Attaque des ‘integralistes’ à la résidence présidentielle.

Le mouvement ‘integraliste’ sera écrasé par le gouvernement. Plinio part en exil. Remarque : dans l’ensemble du pays, l’adhésion à ce mouvement est assez faible.

 

1942

Brésil entre en guerre du côté américain. Envoi de 25'000 soldats pour lutter en Italie en 1944.

Le Brésil avait à cette époque un courrant pro allemand et un courrant pro américain. Le choix des USA était stratégique : En restant du côté américain le Brésil a reçu en retour des ses matières premières, l’installation d’un réseau naval et aérien sur sa cote atlantique et la promesse de financement pour le développement de son industrie nationale (sidérurgique et autres).

Un autre facteur important c’était la volonté de Vargas de transformer le Brésil dans la grande puissance régional de l’après-guerre.

 

1943 à 1945

Vargas  essaye de créer une nouvelle image électorale

Attention du gouvernement vers la classe ouvrière  urbaine ; Création du Parti du Travail  (PTB); Libération des prisonniers politiques ; Diminution du contrôle policier

10/1945

Fin du gouvernement Vargas

 

Il sera déposé par l’armée.

1946

Gén. Dutra est élu président avec 55% des votes.

Eurico Gaspar Dutra était le ministre de la Guerre pendant le gouvernement de Vargas.

01/1946

Vargas est élu sénateur

Il a été élu par deux états de la fédération : Rio de Janeiro (la capitale) et Rio Grande do Sul (sont état natal)

09/1946

La cinquième constitution brésilienne est proclamée.

Restauration des libertés individuelles et de la séparation des pouvoirs.

1947

Parti Communiste Brésilien est déclaré illégal.

 

1950

Vargas est élu président

Politique économique tourné vers la maximisation de l’entrée des capitaux et technologies.

Création de la Petrobras en 1951 (nationalisation de l’extraction du pétrole brésilien) et étatisation de la production de l’énergie électrique.

1954

Vargas suicide.

Commotion des classes populaires (il était avant tout un leader populiste et charismatique). Son opposant, Carlos Lacerda a dû quitter le pays dû à la violence de la réaction populaire à son encontre (il est perçu comme le responsable de la morte de  Vargas).

1955

Juscelino Kubitschek élu président

Décidé à promouvoir 50 ans de développement dans 5 ans de gouvernement, il parvient à mobiliser les brésiliens autour de la modernisation du pays. Le développementisme a fait progresser l’industrie de 10% par an, au prix d’un endettement considérable.

Développement par l’entrée massive des capitaux : secteurs du transport, de l’énergie, alimentation, industries de base et éducation.

21/03/1960

Inauguration de Brasilia, la nouvelle capitale.

Construite en 4 ans, dans une architecture moderne influencé par Le Corbusier.

1961

Election de Janio Quadros.

Il avait un grand soutien populaire mais il n’avait pas la majorité du parlement.

08/1961

Janio Quadros renonce son mandat, son vice-président João Goulart assume la présidence

Janio voulait fortifier sa position vis à vis du parlement. Il a pensée que le peuple demanderait son retour à la présidence, mais il s’est trompé.

31/03/1964

Putsch

Dictature jusqu’en 1985.

 


 

Venezuela

 

1908

Juan Vincent Gomez

Dictateur qui restera au pouvoir pendant 28 ans.

1922

Découverte des gisements pétroliers.

Enrichissement de l’élite locale, mais aucun changement réel se produit pour la population

1935

Juan V Gomez est mort

Ouverture de la période de transition (1935 à 1945)

1935 a 1945

Période de transition

Hésitation entre continuité répressive et ouverture politique.

Incorporation des mouvements sociales faites par le parti de l’opposition. L’opposition était alors divisée entre de Parti communiste vénézuélien (parmi les ouvriers) et le Parti démocratique national (parmi des syndicats paysans).

1941

Le parti démocratique national devient l’Action démocratique (AD)

 

1935-1941

Lopez Contreras président

Contreras commence son gouvernement par une attitude favorable au mouvement ouvrier, reconnaissant 109 syndicats, mais il revient rapidement aux pratiques répressives.

1941 à1945

Présidence de Médina Angarita

Evolution semblable à celle du gouvernement précédent.

1944

Dissolution des syndicats communistes malgré le soutien que ceux-ci donnaient au gouvernement.

Le PCV soutenait le gouvernement dans la lutte anti-fasciste. Médina dissolve ces syndicats permettant à l’AD d’accéder au contrôle des tous les syndicats vénézuéliens.

18/10/1945

Coup d’Etat qui dépose Médina.

Ce coup d’Etat sera appuyé par l’AD. Ce parti fut alors appelé par les militaires à désigner 5 des 7 membres de la junte gouvernementale.

1945 à 1948

Trieno  (période des trois ans) Romulo Betancourt est le chef de la junte.

Réformes fondamentales : adoption du suffrage universel, réforme agraire, révision des royalties payées aux compagnies pétrolières étrangères, lois favorables aux syndicats (nouvelle législation, arbitrage des conflits, reforme agraire).

Entre 1946 et 1948

L’AD gagne toutes les élections partielles

Tous les autres partis,  des les communistes à l’extrême droite craignent la montée en puissance de l’AD.

1948

Putsch. Marcos Pérez Jiménez chef de la junte militaire

Les mêmes militaires qui ont déposé Médina vont déposer Betancourt.

Junte militaire au gouvernement dont le chef est Marcos Jiménez.

1948 à 1958

Gouvernement de Jiménez

Son gouvernement est caractérisé par une répression politique forcenée qui va peu à peu l’isoler.

Les partis d’opposition seront mis dans l’illégalité.

1957

Crise fiscale sans précédent.

Les revenus tirés du boom pétrolier des années cinquante avaient permis au dictateur de dépenser sans compter, mais les limites étaient atteints en 1957 et l’Etat était presque en faillite.

Jiménez est en quête d’influence au sein de l’armée et de l’élite conservatrice.

06/1957

Création de la ‘Junte démocratique’

Union de partis d’opposition (qui étaient tous mis dans l’illégalité) : le Parti communiste, l’AD, le Parti démocrate chrétien (COPEI) et l’Union Républicaine Démocrate (UDR). Ils vont coordonner leurs activités d’opposition pour renverser le dictateur.

Fin 1957

Les chefs de l’AD, de la COPEI et de l’UDR se rencontrent en secret à New York

Ils font le partage du pouvoir intervenant après des élections, ce partage devrait être respecté indépendamment de qui a la majorité des votes. Le parti communiste serait écarté du pouvoir en dépit son rôle dans la résistance.

21/01/1958

Grande manifestation contre le régime.

La junte patriotique organise une immense manifestation en Caracas. Les syndicats vont y adhérer. Les militaires se refusent de la réprimer.

23/01/1958

Jiménez est déposée.

 

27/01/1958

Les militaires s’engagent officiellement à faciliter la démocratisation du pays.

 

08/1958

Négociations entre les forces politiques vénézuéliennes

Les forces conservatrices (compagnies pétrolières, USA, militaires golpistas) et les partis politiques (COPEI, UDR) craignaient que l’AD devienne hégémonique (elle avait le soutien populaire).

31/10/1958

Pacte de ponto Fijo

Les négociations d’août ont donné naissance à la démocratie vénézuélienne :

  1. Les militaires  acceptaient de redevenir une institution apolitique, obéissante et non délibérative (en échange d’une amnistie générale ;
  2. Les partis s’engagent à accepter les résultats des élections ;
  3. Tous les partis politiques, même les vaincus auraient la possibilité de participer du pouvoir .

1959

Betancourt  est réélu président

La stabilité politique étant assuré, Betancourt respectera les engagement pris en 59.

1961

Nouvelle constitution est proclamée.

 

 

 

Guatemala

 

 

1898 à 1920

Général Manuel Estrada Cabreira président

 

1931

Arrivée de Jorge Ubico au pouvoir

Elimination des communistes ;

Fin de l’esclavage pour dettes ;

29/06/1944

Ubico quitte le pouvoir.

Des grandes agitations sociales demandaient le départ de Ubico.

29/06/1944

Une junte militaire au gouvernement.

La junte tenta de passer outre les demandes de démocratisation que émanaient des organisations ouvrières, des partis politiques, des étudiants et des couches moyennes.

20/10/1944

Les militaires saissent le pouvoir.

 Ils annoncent des élections directes pour décembre.

1945

Juan José Arevalo est élu avec 85% des votes

Période de démocratisation unique dans l’histoire du pays. Ses réformes commencent dans un ton modéré :

·      Campagne d’alphabétisation ;

·      Nouvelle constitution inspiré dans le modèle mexicain ;

·      Code du travail : journée de 8 heures, droit de grève et syndicalisation et sécurité sociale ;

·      Liberté de presse ;

Suffrage universel ;

1950

Jacobo Arbens est élu président

·      Poursuite du processus de modernisation capitaliste, mais de façon indépendante et avec l’appui des masses populaires ;

·      Développement du réseau des transports ;

·      Création d’un impôt sur les revenus ;

·      Réforme agraire ;

06/1952

Réforme agraire (non radicale)

Visant les terres non cultivés, des grandes domaines et excluant les propriétés de moins  de 200 hectares. 100'000 familles ont été bénéficies par cette réforme.

1952-1953

Problèmes avec la United Fruit Company.

85% des terre de l’UFC étaient improductives.

Arbenz propose une indemnisation pour les terres expropriés, calculé sur la valeur fiscale (valeur bien sûr sous-estimé dans la déclaration fiscale de l’UFC)

1953

Les USA entrent du côté de l’UFC.

 

Le gouvernement américain demande 15 millions de US$ à titre d’indemnisation (le calcul de Arbenz est 600'000 US$).

1953

Dulles accuse Arbenz d’être un communiste soft

La question de la protection du canal du Panama se pose (une théorie du domino dans l’Amérique centrale)

08/1953

J F Dulles essaye de mobiliser l’OEA contre le Guatemala sur la base de l’article 6 de la Charte. 

Article 6 de la Charte de l’OEA : fait référence à ‘une agression qui ne soit pas une attaque armée’ ou à ‘quelque autre fait ou situation susceptible de mettre en péril la paix d’Amérique

03/1954

Conférence internationale d’Etats américains à Caracas

fut votée la ‘Déclaration de solidarité pour le maintien de l’intégrité politique des Etats américains contre l’intervention  du communisme international’, c’est à dire, le droit d’une action collective contre un gouvernement communiste dans le continent.

L’OEA ne donne pas son soutient à une action collective.

1954

La CIA organise un coup d’Etat depuis le Honduras

Le rebelles étaient équipés et commandés par la CIA. En effet ils ont trompé Arbens en lui faisant penser qu’il s’agissait d’une attaque perpétré par une grande armée, mais en vérité il s’agissait de quelques centaines des hommes.

 

Colonel Castillo Armas à la présidence.

Expulsion des communistes et des radicaux nationalistes ;

Dévolution des terres de l’UFC expropriées par la reforme agraire ;

1957

Col. Armas est assassinée

 

1958-1962

Général Miguel Fuentes à la présidence.

 

 

 


Cuba

 

1909, 1912, 1917

Les marines américains interviennent et/ou occupent l’île.

 

1925

Geraldo Machado

Son gouvernement sera parmi un des plus brutal et corrompu de l’histoire de Cuba.

1929

La grande dépression

Frappe violemment l’île. Les prix du sucre ayant fort baissé, le revenu  national s’effondré : chômage.

1933

Roosevelt : Changement de la politique nord-américaine

Position des USA plus critique vis à vis du gouvernement Machado

08/1933

Grève général fini par la chute de Machado

 

1933

Raul Grau San Martin président.

San Martin était docteur professeur et un héros pour les étudiants. Soviets seront crées suivis par l’occupation des fabriques et fermées. Le nouvel gouvernement proclame la révolution socialiste.

1933

Réaction américaine. Fulgencio Batista prend le pouvoir.

Les marines prennent position sur la côte cubaine. Il semblait qu’une nouvelle intervention s’approchait. Batiste profite de la situation pour prendre le pouvoir de l’île tout en laissant clair aux USA que la situation sur l’île était sous contrôle.

1934

USA enlève l’amendement Platt de la Constitution cubaine.

Mais la base de Guantanamo restait américaine.

1934 à 1959

Batiste gouverne soit directement soit indirectement

Il a gouverné directement entre 1940 et 1944 et à parti du coup d’Etat de 1950.

26/07/1953

Premier attaque de Fidel au gouvernement

Attaque suicide de Fidel et son groupe à une caserne  à Mocada, Santiago. Echec total: la moitié des attaquants ont été tués ou emprisonnés. Fidel et Raul réussissent à s’échapper.

08/1953

Répression violente mené par Batiste..

Fidel et Raul se rendent aux forces d’ordre pour arrêter les massacre perpétrés par Batiste.

10/1953

Jugement de Fidel et Raul

Dans son jugement, Fidel fait le fameux discours ‘l’histoire m’absoudra ‘. Ils seront condamnés à 15 ans de prison

1954

Batiste amnistie les frères Castro. Fidel part au Mexique.

Dans le but d’améliorer son image, le gouvernement cubain a amnistié nombre des prisonniers politiques.

1956

Fidel rentre à Cuba .

Fidel rentre à Cuba en bateau avec 82 hommes dont 70 vont mourir. Lui, Raul et Che Guevara et plus 12 barbudos se réfugient dans les montagnes de Serra Maestra .

 

02/1957

Herbert Matthews écrit sur Fidel.

Matthews est un envoyé spécial du New York Times. Il écrira sur Fidel et son groupe. L’opinion publique international commence à sympathiser avec lui et sa cause. Batiste est dans la défensive.

 

03/1957

58 nouveaux rebelles joignent le groupe.

Le groupes qui arrivent ne sont pas forcement liées à l’idéal de la reconstruction de Cuba, mais il sont contre la brutalité, la corruption et  l’anti-nationalisme des politiciens au pouvoir. Ce nombre va augmenter pendant les mois qui se suivent.

 

03/1958

Embargo américain. 

Sous pression de l’opinion publique américaine les USA décrètent un embargo sur les fournitures des armements à Cuba.

Avril 1958

 Changement de stratégie : guerre de guérilla.

Fidel et son groupe commencent une guerre de guérilla. La répression violente. Batista va perdre encore plus de sa légitimité.

11/1958

Nouvelle élection fantoche :

Batiste essaye de se faire élire. Due à l’abstention massive des électeurs, les USA retirent leur support à Batiste. Batiste qui avait déjà perdu tout support au niveau interne est seul.

31/12/1958

Batiste quitte l’île

et se réfugie dans la République Dominicaine.

01/01/1959

Le pouvoir dans les mains de Fidel

Formation d’une junte gouvernementale composé des trois membre :le président Manuel Urutia, le Premier ministre José Miró Cardona et le chef des forces armées, Fidel Castro.

A l’origine, l’idéologie du groupe du ‘27 juillet’ paraissait assez modérée : mélange de socialisme utopique et de libéralisme de 1789. Les communistes se sont ralliés tardivement au mouvement mais prennent rapidement de l’importance. Ils se voient confier des responsabilités importantes à la direction de l’Institut de réforme agraire, au ministère de l’éducation, dans les communications et dans l’armée.

08/01/1959

USA reconnaissent le gouvernement cubain

 

De janvier à  juin 1959

Exécutions sommaires.

550 collaborateurs et responsables pour la répression dans le gouvernement de Batiste seront jugés par les tribunaux révolutionnaires et seront exécutés.  Ceci va décréditer le régime castriste devant la scène mondiale.

04/1959

Voyage de Castro aux USA.

Cuba a besoin des investissements. Castro  essaye de projeter aux américains une image de  réformateur nationaliste, anticommuniste, mais opposé à toute intervention étrangère. Castro est reçu par Nixon (Eisenhower s’est refusé de le recevoir). Castro parle de la réforme agraire.

17/05/1959

Loi sur la réforme agraire

·      Interdiction de la propriété de la terre par les étrangers,

·      Expropriation des terres de plus de 1'000 acres contre indemnisation (à être payée dans la monnaie cubaine et calculé sur les déclarations fiscales de 1958, qui comme toujours étaient sous-estimées).

·      Création de l’Institut national de la réforme agraire contrôlé par les communistes.

05/1959

USA alarmés.

Les USA contrôlaient 47% des tous les terres cubaines consacrées à la culture de la cane à sucre ; 80% des sociétés des services publiques, 90% des richesses minières.

 

06/1959

Opposition interne

Castro annonce avoir découvert un complot contre la révolution.

Opposition interne demande les élections promises par Castro dès son arrivée au pouvoir.

Diaz Lanz, commandant de la force aérienne démissionne et part aux USA où il accusera Castro d’être communiste.

07/1959

Castro démissionne

Manifestations populaires demandent son retour.

Castro revient triomphant. Radicalisation du régime.

1960

Stabilisation de la révolution

·      Nationalisation de l’économie ;

·      Rapprochement du bloc soviétique ;

·      Établissement d’un régime autoritaire ;

·      Politique d’égalité socioéconomique.

02/1950

Embargo américain à Cuba sur la vente des armements.

En juin, Castro achètera des armes tchèques.

02/1960

Rapprochement avec l’URSS

L’URSS signe un traité de commerce avec Cuba :

·      La concession d’un crédit de 100 millions de US$ pour l’achat des équipements ;

·      la promesse d’acheter 4 millions des tonnes de sucre par an pendant les 4 années prochaines.

 

03/1960

Mise en cause de la présence américaine a Guantanamo.

Début du bras de fer entre Cuba et les USA

05/1960

Relations diplomatiques avec l’URSS

 

22/06/1960

Eisenhower demande au Congrès la réduction des achats du sucre cubain.

 

29/06/1960

Fidel nationalise les raffineries Shell, Texaco et Esso.

 

06/07/1960

Le congrès américain autorise la suppression des quotas de sucre importé.

 

06/07/1960

Tous les entreprises américaines sont saisies par Cuba.

Entreprises industrielles et commerciales qui seront saisies par une valeur d’un milliard de dollars, moyennant une indemnisation à 2,5% sur trente ans.

08/1960

Réunion de l’OEA au Costa Rica

Danger que représente Cuba pour toutes les nations de l’Amérique.

Les USA demandent une action commune, mais il n’obtient qu’une condamnation de l’intrusion sino-soviétique dans le continent.

 

11/1960

Mise en place par les USA des unités navales afin de protéger les côtes du Guatemala et du Nicaragua.

Dans ces deux pays, la CIA entraîne des exilés cubains hostiles à Castro.

03/01/1961

USA et Cuba rompent leurs relations diplomatiques.

 

 

01/1961

Kennedy président

Décision du maintient de l’opération de la CIA pour faire tomber Castro prise le 12 avril. Sémiocritique :

·      Eisenhower  conseille Kennedy de mener le plan d’intervention à terme ;

·      Kennedy reçoit des conseils contradictoires et décide de faire confiance à la CIA ;

·      L’annulation de l’opération : quoi faire des exilés cubains ?

·      Castro est considéré comme susceptible de propager la subversion en Amérique latine et sa position risque  de se renforcer avec l’appui soviétique ;

·      Inaction risque d’entraîner des critiques sur le plan intérieur

15/04/1961

Destruction de grand part de l’aviation des Castro.

Des bombardiers B26 partant du Nicaragua détruisent au sol une grande partie de l’aviation de Castro. Un des avions atterri à Miami et le pilote prétend être un déserteur cubain qui a bombardée ses propres aérodromes. Les journalistes découvrent qu’il s’agit d’un avion américain

16/04/1961

Kennedy annule la seconde attaque aérienne.

Il veut cacher la participation américaine dans cette affaire.

17/04/1961

Opération de la baie des Cochons

Désastre totale : les troupes de Castro se battent contre les envahisseurs et le peuple cubain ne se soulève pas.

L’aviation de Castro coule les bateaux qui transportaient des armes et l’essentiel de la logistique.

Une nouvelle attaque : des B26 venus du Nicaragua arrivent avec une heure de retard et sont abattus par l’aviation cubaine.

 

19/04/1961

1400 hommes se rendent . C’est la fin de l’opération.

Kennedy va subir des dures critiques reprochant son indécision et sa timidité.

12/1961

Castro se déclare marxiste-léniniste

 

Débout 62

Détérioration des relations entre Cuba et l’URSS

Khrouchtchev refuse l’adhésion de Cuba au Pacte de Varsovie.

09/1962

L’URSS est disposé à accorder davantage d’armements à Cuba.

A la suite de missions de Raoul Castro et Che Guevara à Moscou.

04/09/1962

Avertissement américain aux soviétiques.

Kennedy déclare que la livraison des armes offensives à Cuba serait considéré comme une menace extrêmement grave aux USA.

06/09/1962

Réponse conciliatrice de la part de Moscou.

Khrouchtchev déclare que ‘ rien ne sera entrepris avant les élections américaines qui puisse compliquer et aggraver la tension entre nos deux pays’.

13/09/1962

Nouvel avertissement américain aux soviétiques.

 

14/10/1962

Vol de reconnaissance par un avion U2.

Photographies :

·      5 bases d’engins balistiques en construction ;

·      15 plates-formes de missiles de portée intermédiaire en construction ;

·      24 unités des missiles de moyenne portée.

22/10/1962

Discours de Kennedy : quarantaine autour de Cuba

Discours transmis dans 38 langues dans le monde entier.

23/10/1962

URSS nie devant le CS la présence des missiles soviétiques à Cuba.

 

27/10/1962

Avion U2 abattu au dessus de Cuba et autre en URSS.

Les tensions montent au maximum.

28/10/1962

Fin de la crise.

Khrouchtchev accepte de démonter les fusées si le blocus est levé et que les USA s’engagent à ne pas envahir Cuba.

L’issue de la Crise de missiles à Cuba, entre le 22 et le 28 octobre 1962 sera trouvé sans la participation de Cuba. En effet les  USA et l’URSS vont négocier directement. Mais Cuba y sort gagnant car les USA s’engagent à ne plus intervenir sur l’île.

 

 

 

 


 

Mexique

 

 

1910 à 1920

Révolution mexicaine

Marquée par la présence des trois forces différentes pas forcément coordonnées : Madero, bourgeois libéral ; Zapata, paysan ; Pancho Villa, un bandit, hors la loi qui peut être vu comme force indépendante.

1910

Président Porfirio Diaz (depuis 35 ans)  lance sa candidature aux élections présidentielles.

Opposition de Francisco Madero, un bourgeois libéral qui lance un appel à la révolution. Les trois forces commencent leur lutte.

1911

Diaz démissionne

Madero au pouvoir.

1913

Madero est assassiné

Madero n’a pas su concilier les demandes des différents forces en action (militaires, paysans de Zapata, l’aristocratie, etc.)

1913

Contre-révolution du général Huerta

La guerre civile continue.

1914

Huerta démissionne.

Emiliano Carranza réussit à coordonner les tous les forces révolutionnaires pour vaincre Huerta.

1915

Coalition des constitutionnalistes

Carranza et Obrégon. La guerre civile continue.

1917

Nouvelle constitution Mexicaine

Réformes sociales, nationalisation des ressources mexicaines, etc.

1919

Zapata est assassiné

 

1920

Obrégon succède Carranza

Le pays est détruit par 10 ans de guerre civile.

Obrégon réussit à stabiliser la révolution. Il a réussit un arrangement avec les USA sur le traitement des compagnies pétrolières américaines. Il a aussi promis quitter le gouvernement pacifiquement. 

1924

Général Plutarco Calles président.

Va mettre le système politique révolutionnaire en bonne route. Il sera le dernier caudillo mexicain.

1928

Obregón assassiné

 

 

Obregón, qui voulait être candidat aux présidentielles sera tué par un fanatique religieux.

1928

Création du Parti National révolutionnaire.

 

1928 à 1934

Calles gouverne indirectement le pays

 

1934

Cardenas président

Tous pensaient qu’il serait comme les autres présidents fantoches de Calles, mais la première mesure de Cardenas été de mettre Calles en éxil.

1934 à 1940

Réforme agraire

Distribution de 44 million d’acres de terres qui seront distribués à 800'000 paysans.

1938

Le PNR est réorganisé et s’appelle PRM (Parti révolutionnaire mexicain)

Le parti sera forme par 4 groupes fonctionnels : agriculture, travail, armée et peuple (structure corporatiste).

1938

Cardenas nationalise l’extraction de pétrole. Il devient un héros national.

Les compagnies avaient l’habitude de ne pas obéir les décisions de la Cour suprême mexicaine.

Roosevelt et sa politique du ‘bon voisinage’ ont fini pour laisser la nationalisation mexicaine. Par contre, les USA ont imposé 30 ans d’embargo mondial au pétrole mexicain.

1940

Avila Camacho Président

Plus moderé que Cardenas (surtout dans la réforme agraire)

Création de la sécurité sociale mexicaine

01/1942

Mexique déclare guerre à l’Axe.

Une escadre mexicaine luttera du côté américain dans le Pacifique.

1946

Miguel Aleman

But principal : Développement économique. Infra structure de base (transport, digues, communication, etc.). Développement des secteurs touristiques.

Croissance économique par la protection de l’industrie locale.

Les mécanismes de clientélisme basée sur les caciques locales sera renforcée : corruption.

1946

Le PRM devient PRI (Parti révolutionnaire institutionnalisé)

Formé par trois secteurs : paysan, ouvrier et populaire.

1952

Adolfo Cortinez  président

Il a réussi à attirer l’investissement étranger au Mexique.

1958

Adolfo Lopez Mateos  président

Il se déclare d’extrême gauche avec la Constitution.

1959

Grève générale des travailleurs des chemins de fer

Leur leader Demetrio Vallejo demande le droit d’avoir un syndicat indépendant du gouvernement. Répression policière et Vallejo est emprisonné.

 

 

 

Suggestions, corrections ou plus de données : erikavianna@yahoo.com